Actus et Communiqués de Presse

19/03/2015

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Mars 2015 - Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français

Épargne des Français : l’assurance-vie détrône le Livret A.
Nouvelle baisse des préoccupations sur le pouvoir d’achat

Existerait-il un printemps financier ?

À la lecture de cette nouvelle livraison du "Baromètre des projets" Viavoice – Groupe BPCE pourLe Mondeet France Info, ce premier semestre 2015 apparaît riche en événements et mutations concernant la vie financière des ménages français.

En ce mois de mars, l’assurance vie détrône le mythique et historique "Livret A" parmi les préférences de placement des Français. Et de plus, les préoccupations en termes de pouvoir d’achat continuent de décliner.

L’assurance-vie : consacrée produit d’épargne désormais préféré des Français

La tendance était déjà manifeste lors de la précédente vague d’enquête, mais le pas n’avait pas encore été franchi. Désormais, en termes de placement :

  • L’assurance vie est préférée par un quart (25 %) des Français (+7 points en un mois) ;
  • Le PEL par 20 % (stable) ;
  • Le Livret A en troisième position à 18 % perd 4 points.

Ce bouleversement traduit bien évidemment l’évolution des rendements des deux premiers produits d’épargne :

  • L’assurance vie conserve un taux de 2,5 % ;
  • Le Livret A ne propose plus qu’une rémunération de 1 % depuis le mois d’août dernier, et un taux inférieur a été envisagé début 2015 sans que le gouvernement accepte de descendre en-dessous de ce seuil. Ce taux contraste cependant singulièrement avec celui qui prévalait à la veille de la crise (4 % en août 2008).

Qui plus est, ces préférences des épargnants ne sont pas réductibles à des perceptions, mais orientent au contraire leurs comportements réels. Après la décollecte enregistrée en 2014 sur le Livret A (-6 milliards d’euros), les conditions sont désormais réunies pour que ce mouvement de retrait se confirme voire s’amplifie, au profit du PEL ou de l’assurance vie.

Pouvoir d’achat : une nouvelle baisse des préoccupations

La seconde évolution est elle-même très significative : après deux années (2013- 2014) au cours desquelles une majorité de Français se déclaraient constamment préoccupés pour l’évolution à venir de leur pouvoir d’achat, cette proportion baisse pour la troisième fois consécutive. Désormais, seuls 45 % estiment que leur pouvoir d’achat "va diminuer au cours des trois prochains mois", soit une baisse de 4 points par rapport au mois de février, de 8 points par rapport au mois de janvier, de 12 points par rapport à décembre…

Au rang des explications principales, les dépenses d’électricité suscitent des préoccupations de moins en moins importantes, notamment pour des raisons de saisonnalité à l’arrivée du printemps : désormais, seuls 23 % (-6 points) des Français se déclarent "préoccupés" par ce poste de dépense pour les mois à venir.

Mais deux Français sur trois restreignent leurs dépenses quotidiennes

Pour autant, cette nette tendance à l’amélioration ne signifie pas que les difficultés d’un grand nombre de Français soient éclipsées, bien au contraire.

Concrètement, les deux tiers (66 %) des personnes interrogées déclarent "restreindre" leurs "dépenses de la vie quotidienne".

Et au registre des postes de dépenses sacrifiés, l’"entertainment" apparaît au premier rang : "les loisirs, les restaurants" (59 %), "les vacances, les voyages" (47 %). Ensuite, un autre poste subit les restrictions les plus fortes : celui de "l’habillement" (43 %).

À la lecture de ces données, il apparaît que le printemps financier n’est pas encore à l’ordre du jour pour la plupart des Français. Certes, l’étau se desserre sur les inquiétudes d’un nombre croissant de ménages. Mais beaucoup sont toujours exposés aux épreuves, et les restrictions sont leur lot quotidien.

Le baromètre en chiffre