Actus et Communiqués de Presse

27/03/2013

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Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français - Mars 2013

Regain des préoccupations en matière de pouvoir d’achat, contraction prioritaire des budgets de loisir

Pouvoir d’achat : regain des préoccupations

Depuis novembre, la situation s’améliorait, ou était de moins en moins mauvaise : les préoccupations des Français pour leur pouvoir d’achat s’atténuaient mois après mois.

Cette fois-ci en revanche, pour la première fois après quatre mois de baisse, les inquiétudes en matière de pouvoir d’achat progressent à nouveau, pour 49 % des personnes interrogées (+2). En contrepoint, seuls 9 % des Français estiment désormais que leur pouvoir d’achat "va augmenter au cours des trois prochains mois" (-2 par rapport aux données recueillies en février, -3 par rapport à celles de janvier).

Deux explications principales : les carburants et la fiscalité

Ces préoccupations s’expliquent principalement par deux postes de dépenses : les carburants et la fiscalité.
Le prix des carburants préoccupe désormais 37 % des Français, contre 31 % en décembre. Certes les prix à la pompe ont été stabilisés ces dernières semaines mais les débats ont fleuri, au sein même du gouvernement, concernant une possible augmentation des prix du gazole ; la ministre de l’Écologie Delphine Batho jugeant "incontournable" un alignement des prix du gazole sur ceux de l’essence, notamment pour des raisons écologiques. Et les appels du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, déclarant que ce débat était "clos" n’ont pas eu raison des inquiétudes des consommateurs : l’hypothèse d’une augmentation des prix du gazole (qui représente désormais 80 % des carburants consommés) est devenu un scénario redouté par les Français.

Pour sa part, l’évolution à venir de la fiscalité inquiète 34 % des personnes interrogées, contre 30 % en janvier, ce qui fait écho aux volontés de réduction des déficits publics. Certes, la lettre de cadrage adressée par Matignon aux ministères entend surtout réduire la dépense publique, mais la priorité accordée à l’objectif financier a ouvert des spéculations sur un prochain regain de la pression fiscale.

Ainsi dans un cas comme dans l’autre (carburants et fiscalité), c’est notamment la possibilité de nouvelles dépenses contraintes qui préoccupe, et pas uniquement leur concrétisation actuelle.

En conséquence, une contraction prioritaire des dépenses de loisir

En conséquence, les Français qui anticipent une perte de pouvoir d’achat envisagent de réduire, en priorité, les dépenses relatives aux vacances (22 %) ainsi qu’aux "sorties et loisirs du quotidien" (22 % également).

Postes de dépenses restreints : de profondes disparités sociales

Mais au-delà de ces scores d’ensemble, les postes de dépenses restreints varient fortement en fonction des milieux sociaux : aucun cadre n’envisage de réduire ses dépenses en matière d’"alimentation", alors que 15 % des ouvriers l’envisagent ; de même, 2 % des cadres comptent réduire leurs dépenses en matière de "déplacements (essence, transports en commun)", contre 15 % des ouvriers.

Par temps de restrictions, l’adaptation du quotidien des uns n’a pas la même signification que celle des autres.