Actus et Communiqués de Presse

22/01/2015

Partager :
Partager sur LinkedIn

Janvier 2015 - Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français

Pouvoir d’achat 2015 : baisse des inquiétudes

Les inquiétudes économiques des Français s’intensifieraient-elles ? Attentats de début d’année, chiffre d’affaires des soldes en berne par rapport à l’année dernière (-8 %) : cette actualité immédiate ne plaide pas pour un retour vers l’optimisme.

Cependant, les résultats de cette nouvelle vague d’enquête Viavoice pour Groupe BPCE, en partenariat avecLe Mondeet France Info, révèlent une nette baisse des inquiétudes en matière de pouvoir d’achat.

Embellie sur les perspectives de pouvoir d’achat

L’embellie sur les perspectives de pouvoir d’achat est nette non seulement par rapport au mois dernier, mais également en évolution depuis l’automne : 53 % des Français estiment que leur "pouvoir d’achat"  va "diminuer" au cours des trois prochains mois, soit une baisse de 4 points par rapport aux données enregistrées en décembre, et de 6 points par rapport aux données d’octobre.

Prix du pétrole, tiers payant et dépenses courantes

Cette embellie n’est pas réductible à un seul facteur, mais à un faisceau de conditions favorables :

  •  La baisse du prix du baril de pétrole joue un rôle significatif : pour 40 % des Français, elle aura des "répercussions positives" sur leur pouvoir d’achat. De fait, les préoccupations pour le prix de l’essence s’établissent à un niveau historiquement bas (20 %, même s’il progresse de trois points) ;
  • Le projet de généralisation du tiers payant, qui pour 35 % des Français aura des "répercussions positives" sur leur pouvoir d’achat (44 % des ouvriers et employés le pensent) ;
  • Une baisse des préoccupations concernant les prix de dépenses courantes, et notamment l’alimentation (36 %, -2 après les fêtes de fin d’année), et l’électricité (30 %, -4 après les augmentations du 1er janvier).

En outre, les préoccupations concernant les prélèvements, établies à 50 %, ne dépassent pas le plafond de ces derniers mois ; la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu, l’engagement présidentiel de ne pas créer de nouveaux prélèvements permettent au moins d’éviter que les inquiétudes continuent de prospérer sur ce registre.

Sous la dynamique positive, la résistance majoritaire du pessimisme

L’embellie est une évolution. Mais elle ne doit pas masquer la permanence d’un continent pessimiste, constitué par plus de la moitié des Français. Depuis près de deux ans (printemps 2013), au moins 53 % des personnes interrogées estiment que leur pouvoir d’achat "va diminuer" ; et aujourd’hui encore, en dépit des améliorations observées, ce socle n’est pas entamé. Cette part persistante des inquiétudes procède de plusieurs facteurs lourds :

  • L’ancrage du chômage à un niveau élevé, supérieur à 10 %, qui compromet le retour à l’optimisme financier personnel pour une partie de la population ;
  • Les événements de début d’année (attentats terroristes) qui n’ont pas plaidé en faveur d’un rétablissement de la confiance économique ;
  • Le fait que les mesures adoptées (tiers payant, suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu) soient pertinentes pour une partie de la population, mais pas pour son ensemble.

Surtout, l’espoir en matière de pouvoir d’achat ne saurait se satisfaire d’une succession de bonnes nouvelles conjoncturelles. Bien plus profondément, il exige la foi en une dynamique durable, en une mécanique vertueuse, qui plaiderait durablement en une amélioration de la situation de la France et des Français.

C’est cette perspective de moyen terme qui fait défaut aujourd’hui. Quand bien même des facteurs importants sont les bienvenus, ils ne constituent pas un "moteur" durable et crédible permettant d’accréditer l’idée d’un mieux-être continu à venir. En ce début 2015, l’actualité ne suffit pas à nourrir un cycle vertueux pour l’avenir.

Le baromètre en chiffre