Actus et Communiqués de Presse

27/02/2014

Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français - Février 2014

Pacte de responsabilité : un dépassement du clivage politique gauche-droite, le risque d’un clivage sociologique

Nette baisse des inquiétudes des Français en matière de pouvoir d’achat

Cette fin d’hiver 2014 serait-elle celle d’un apaisement, ou de moindres inquiétudes pour les ménages français ?
Cette nouvelle livraison du "Baromètre des projets Viavoice-BPCE" pour Les Échos et France Info fait état d’une nette baisse des préoccupations, qui s’explique par un faisceau de facteurs convergents.

 

Pourvoir d’achat : une baisse des inquiétudes

Désormais 53 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat "va diminuer" au "cours des trois prochains mois", consacrant une baisse de 6 points par rapport au mois dernier, et de 10 points par rapport à novembre.
Cette baisse est d’autant plus intéressante qu’elle émane de nombreux groupes de population : les retraités (65 ans et plus, -9 points), mais également les cadres (-11 points) et les ouvriers (-5 points).  Cette relative amélioration s’explique par la conjonction de trois facteurs.

Première explication : la stabilisation perçue, ces derniers temps, du prix des produits alimentaires de marque distributeur ou premier prix

Concrètement 47 % des Français estiment que ces prix sont "restés stables ces dernières semaines", et 5 % qu’ils ont "baissé". Ces perceptions, qui mettent un terme aux perceptions volontiers négatives, corroborent les données objectives : après une augmentation de 3,5 % en 2012, le "panier moyen des consommateurs" a baissé de 1,3 % en 2013, et la diminution a été particulièrement significative pour les produits "premier prix" (source : Observatoire annuel des prix).

Deuxième explication : une baisse des inquiétudes pour l’avenir concernant les prix des produits alimentaires et de l’énergie

La deuxième explication concerne les inquiétudes pour l’avenir, elles-mêmes à la baisse pour plusieurs registres importants de dépenses :

  • Concernant les dépenses en matière d’alimentation, 32 % des Français sont "préoccupés", soit le score le plus faible depuis que cette question est posée il y a deux ans, en mars 212 ;
  • De même concernant les dépenses en matière d’électricité ou de gaz, les taux de préoccupations sont faibles ou en nette baisse (respectivement 28 %, -11, et 14 %, stable après une baisse de 7 points).

Cette baisse des inquiétudes pour l’avenir est la traduction d’un passé moins inquiétant.

Troisième explication : l’adhésion aux mesures contenues dans la "loi sur la consommation"

Enfin, la "loi sur la consommation entraîne des phénomènes d’adhésion :

  • 85 % des Français estiment "vraiment importante" pour le pouvoir d’achat "la possibilité de résilier un contrat d’assurance à tout moment après une première année d’engagement" ;
  • 63 % jugent "vraiment importante" la tarification des places de parkings par "quart d’heure et non plus par heure" ;
  • 60 % considèrent comme "vraiment" importante "l’allongement du délai de rétractation pour un achat en ligne".

 

Un repli des inquiétudes qui ne modifie pas pour autant les intentions de comportements

Pour autant, ce repli des inquiétudes ne modifie pas véritablement les intentions de comportement pour l’avenir. Concrètement, seuls 6 % des Français ont l’intention de dépenser "plus d’argent que ces derniers mois", soit un score stable par rapport aux données enregistrées en janvier, et en baisse de trois points par rapport aux données de novembre ou décembre.

Cette stabilité anticipée des comportements de dépenses s’explique en partie par une prudence persistante et des contraintes financières toujours fortes. Elle s’explique également par le fait que, malgré la baisse observée des inquiétudes, 53 % des Français estiment encore que leur pouvoir d’achat "va diminuer au cours des trois prochains mois" : un repli ne fait pas encore une majorité de Français confiants...

Le baromètre en chiffre