En quoi le climat impacte-t-il les banques ?

COP 21 - En quoi le climat impacte la banque

Une nécessité : financer autrement

Quand on parle de transition énergétique, on parle souvent des avantages pour le climat, ou encore des coûts globaux des évolutions nécessaires. Mais on aborde rarement ce thème sous l’angle de la stricte analyse financière et bancaire. Pourtant, cette approche est essentielle, car la transition énergétique impose de financer autrement.

DES PROJETS DE LONG TERME

En effet, l’évolution des différentes infrastructures de production, distribution et consommation d’énergie implique des investissements conséquents. Le seul développement de l’éolien nécessite un financement d’environ 3 milliards d’euros par an. Et pour la rénovation thermique des copropriétés, il faudrait 14,5 milliards d’euros de prêts chaque année. Certes, de tels projets sont rentables sur le long terme, car ils permettent d’importantes économies sur la facture énergétique. Mais la mise de départ est souvent bien plus importante que pour des équipements traditionnels. Et le retour sur investissement dépasse la dizaine d’années.

Quels sont les enjeux de la COP21 ? Quel rôle pour les banques ?

Brice Lalonde, conseiller spécial pour le Développement Durable auprès des Nations Unies et Ex-Ministre de l'Environnement, rappelle l’enjeu de cette conférence et le rôle majeur des banques

Quel rôle l'épargne peut-elle jouer dans la transition énergétique ?

A l’occasion du colloque "Financement de la transition énergétique" organisé par le Groupe BPCE en février 2015, Philippe Zaouati, directeur général de Mirova, revient sur le rôle de l’épargne dans la transition énergétique.

CRÉER DE NOUVEAUX OUTILS FINANCIERS

Dans un premier temps, la transition énergétique peut être soutenue par des subventions publiques. Mais cela ne suffira que pour financer des projets pilotes, et non pour un développement massif de la transition énergétique. Il revient donc aux banques de trouver de nouveaux outils pour accompagner ces investissements. Pour que la transition énergétique soit un succès et soit réellement porteuse d’emplois, il est donc nécessaire de créer de nouveaux produits et services bancaires, comme une ressource financière dédiée, des outils de prêts et d’investissements spécifiques, ou encore des fonds de garantie. En outre, le marché de l’efficacité énergétique est principalement occupé par des acteurs locaux, comme des TPE/PME, voire des particuliers. La banque doit donc s’adapter à ces acteurs et travailler dans un souci de proximité en reprenant les fondamentaux du financement local.

DES RÉPONSES BIEN SOUVENT LOCALES

Les acteurs locaux apparaissent comme les mieux placés pour apporter des réponses opérationnelles pertinentes au défi global du réchauffement climatique. Le réchauffement climatique comme la diminution des énergies non renouvelables sont des problèmes posés à l’échelle de la planète. Mais les réponses concrètes, bien souvent, se situent à l’échelon régional, voire local. Les acteurs dans les territoires sont en effet les mieux placés et ont le plus intérêt à mettre en œuvre la transition énergétique. Ainsi, ils peuvent favoriser une relance économique de proximité, fondée sur des emplois non-délocalisables. Ils sont aussi les plus à même de proposer les réponses les plus pertinentes au regard des particularités géographiques, économiques et humaines de leur territoire, qu’ils ont évidemment à cœur de valoriser et de préserver.

Quelques chiffres...

En quoi le climat impacte-t-il les banques ?
COP 21 - Chiffre chauffage au fioul
COP 21 - Chiffres prêts rénovation énergétique
COP 21 - Chiffre coût développement éolien